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Un satellite capture des images étranges du volcan de La Palma

Un satellite capte le volcan de La Palma, qui crée une étrange ondulation des nuages.

Le spectroradiomètre imageur à résolution modérée (MODIS) du satellite Aqua de la NASA a capturé cette image du 1er octobre de l’éruption du volcan Cumbre Vieja à La Palma, dans les îles Canaries. (Kasha Patel/NASA EOSDIS LANCE et GIBS/Worldview)

Les nuages au-dessus de l’éruption volcanique de La Palma vendredi ressemblaient à une cible. Une étrange série de cercles concentriques s’est formée au-dessus du volcan, captivant les médias sociaux et suscitant la fascination des météorologues et du public.

L’éruption en cours, qui a commencé le 19 septembre près du district de Las Manchas à La Palma, dans les îles Canaries, a endommagé ou détruit 1 000 maisons et 30 km de routes. L’effondrement du cratère volcanique, dimanche, a déclenché un torrent de lave d’une largeur de 400 mètres, qui a depuis dévalé la pente en direction du littoral. Le programme de volcanisme mondial de la Smithsonian Institution a noté que le bord d’attaque de la rivière de lave mesurait entre 12 et 18 pieds de hauteur.

Le volcan Cumbre Vieja en éruption, vu du village d’El Paso à La Palma, le 4 octobre. (Carlos De Saa/EPA-EFE/Shutterstock)

Des tremblements de terre ont secoué l’île.
Plus de cinq douzaines de séismes d’une magnitude supérieure à 3,0 se sont produits dans la région au cours des deux dernières semaines. Le plus fort a été de 3,8, et a secoué La Palma dans la soirée du 20 septembre. Un séisme de 3,7 s’est produit lundi.

Le volcan Cumbre Vieja continue de cracher de la fumée et des cendres le 4 octobre. (Miguel Calero/EPA-EFE/Shutterstock)

Une rivière de lave a atteint l’océan près de Playa de Los Guirres le 28 septembre. Elle s’est déversée d’une falaise de 300 pieds de haut dans l’eau de mer en contrebas, incitant les autorités à demander aux habitants de rester à l’intérieur, fenêtres fermées, pour limiter l’entrée d’air extérieur. Lorsque la lave pénètre dans l’océan, elle réchauffe l’eau de mer extrêmement rapidement, divisant les molécules d’eau en ions hydrogène et oxygène. Une partie de l’hydrogène se combine avec les ions de chlore de l’eau de mer pour former de l’acide chlorhydrique et produire un gaz toxique lorsqu’il est inhalé.

Des images satellites montrent le flux de lave du volcan Cumbre Vieja en éruption à La Palma le 30 septembre. (Agence spatiale européenne/EPA-EFE/Shutterstock)

L’évolution de la situation à La Palma a donné lieu à des aberrations atmosphériques remarquables, notamment des ondulations en forme d’anneau qui émanent du panache.

Une vidéo en accéléré publiée par l’utilisateur de Twitter @Cielodecanarias, qui se traduit par « Ciel des Canaries », a capturé les formations en forme de disque accompagnant le panache.

Comment se sont formés les anneaux des nuages? Un ensemble unique d’ingrédients a permis ce spectacle : En ce qui concerne l’atmosphère, l’air continue à s’élever tant qu’il est moins dense que son environnement. La densité est généralement étroitement liée à la température ; les fluides plus chauds, comme l’air, sont moins denses lorsqu’ils sont chauffés.

Le volcan a produit un panache d’air qui s’est élevé rapidement car il était plus chaud, et donc moins dense, que son environnement. Comme une cheminée, ce panache s’est élevé à 20 000 pieds dans l’atmosphère. Finalement, l’air entraîné dans le panache gazeux s’est légèrement refroidi, devenant nettement moins flottant. Mais il continuait à s’élever.

Puis, soudainement, il a heurté une sorte de couvercle atmosphérique – une calotte d’air chaud et sec, probablement originaire du Sahara, à plusieurs kilomètres au-dessus du sol. Le panache ne pouvait plus s’élever et s’est donc étalé et aplati. Ce phénomène est analogue à celui qui explique pourquoi les orages sont marqués par des nuages en forme d’enclume.

Le courant ascendant d’un orage est relativement continu, mais l’éruption de La Palma s’est produite par à-coups. Cela signifie qu’il y’a eu des soubresauts irréguliers du mouvement ascendant. Chacun d’entres eux a déclenché une « onde de gravité » qui s’est propagée à partir de là lorsque le panache est entré en collision avec la calotte.

Pensez à un bouchon de liège dans de l’eau. Sa densité lui permet de rester à la surface de l’eau sans couler. Si vous le poussez vers le bas, il remonte, mais si vous le soulevez en l’air, la gravité le repousse vers le bas. Un processus similaire se déroule au-dessus du volcan, chaque poussée de courant ascendant produisant une perturbation qui ondule radialement vers l’extérieur comme les vagues circulaires qui entoureraient un bouchon de liège.

Lorsque l’air s’élève d’un côté de chaque onde de gravité, il se refroidit et se condense, formant une bande de nuages. Mais lorsque l’air descend, il se réchauffe et s’assèche, érodant toute couverture nuageuse et apportant un ciel clair. C’est pourquoi chaque onde de gravité concentrique est marquée par son propre nuage en forme d’anneau.

On peut également noter une coupure abrupte et nette d’un étage de stratocumulus sur le côté et des caractéristiques ondulatoires. C’est là que l’air s’affaisse ou coule, rongeant les nuages. Ce qui monte doit redescendre.Voir d’autres images captivantes du volcan en éruption à La Palma.

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The Washington Post

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