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Les législateurs britanniques profitent du meurtre d’un député pour réclamer un système de vérification de l’identité sur les médias sociaux

Lindsay Hoyle, le président de la Chambre des communes du Parlement britannique, a soutenu les initiatives visant à lever l’anonymat des internautes, établissant un lien entre les messages menaçants reçus en ligne par les hommes politiques et leur sécurité générale, notamment à la lumière du meurtre d’un député à l’arme blanche survenu la semaine dernière.

Les commentaires de M. Hoyle font suite au meurtre du député conservateur David Amess, qui est considéré comme un acte potentiellement terroriste, alors que les motifs du suspect seraient liés à l’extrémisme islamiste.

Le suspect, un citoyen britannique d’origine somalienne, a été orienté il y a plusieurs années vers le programme volontaire Prevent, conçu pour combattre le risque de radicalisation terroriste. On ignore pour l’instant si le suspect avait déjà ciblé sa victime sur les médias sociaux, et pourquoi ce lien est établi.

Mais plusieurs hauts fonctionnaires, dont M. Hoyle et la ministre de l’intérieur, Mme Priti Patel, profitent de cet incident mortel pour explorer les moyens de mieux protéger les députés, et l’une des solutions envisagées consiste à priver les utilisateurs en ligne de leur anonymat.

Selon les médias britanniques, M. Hoyle a révélé avoir reçu un message d’un compte hors du pays lui annonçant qu’une bombe serait placée sous sa voiture. Il a reproché aux entreprises technologiques de ne pas en faire assez et a laissé entendre qu’il était favorable à une nouvelle législation qui permettrait de suivre les personnes sur Internet si elles sont soupçonnées d’envoyer des menaces.

Mme Patel, quant à elle, souhaite que les comptes de médias sociaux soient liés à des identités réelles et a mentionné le projet de loi controversé sur les préjudices en ligne, qui, selon ses partisans, réduira le racisme et les menaces sur Internet, tandis que ses détracteurs craignent qu’il ne compromette la liberté d’expression dans le processus.

En vertu de ce projet de loi, les entreprises technologiques pourraient être condamnées à payer des amendes allant jusqu’à 18 millions de livres sterling (un peu plus de 21 millions d’euros) ou 10 % du chiffre d’affaires annuel mondial, tandis que leurs dirigeants seraient tenus pénalement responsables dans certains cas.

Mme Patel a déclaré qu’il était difficile de retirer des médias sociaux les messages jugés offensants ou menaçants, et a suggéré que démasquer les utilisateurs était un moyen de s’attaquer au problème.

« Les grandes plateformes doivent agir plus rapidement lorsque les conseillers et les députés signalent le genre de comportement qui serait illégal dans le monde réel », a déclaré le député conservateur David Warman, ajoutant que « cela commence par l’acceptation du fait que l’anonymat permet de couvrir un langage qui ne serait jamais utilisé en face de quelqu’un. »

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Source
Reclaim The Net

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