Science et Technologie

Un fournisseur de tests Covid fait l’objet d’une enquête sur son projet de vendre des échantillons d’ADN de ses clients

Un fournisseur de tests Covid approuvé par le gouvernement fait l’objet d’une enquête de la part de l’organisme de surveillance de la confidentialité des données du Royaume-Uni concernant des projets de vente d’ADN de clients à des fins de recherche médicale.

Cignpost Diagnostics, qui exerce sous le nom d’ExpressTest, a déclaré qu’il avait l’intention d’analyser des échantillons provenant de prélèvements pour « en apprendre davantage sur la santé humaine » ou de vendre des informations à des tiers, selon des documents consultés par le Sunday Times.

Bien que les individus soient généralement tenus de donner leur consentement éclairé pour l’utilisation de données médicales sensibles, il est entendu que les clients ont été pris au dépourvu lorsqu’ils ont réalisé leurs réservations auprès de la société.

Lors de l’achat de tests, il leur était demandé de cocher une case pour accepter une politique de confidentialité de 4 876 mots, qui renvoie à un autre document décrivant le programme de recherche.

La référence a été supprimée par Cignpost la semaine dernière après que des preuves de ses activités aient été transmises à l’Information Commissioner’s Office (ICO, un organisme public non ministériel chargé de réguler la protection des données personneles), qui a ouvert une enquête.

Cependant, on ne sait pas combien d’échantillons ont été stockés par l’entreprise ni s’ils ont déjà été vendus ou utilisés pour la recherche. La politique stipulait que les données appartenant aux personnes fournissant des écouvillons étaient conservées indéfiniment.

Cignpost a été fondée en juin de l’année dernière et aurait vendu jusqu’à trois millions de tests. Elle fournit actuellement des tests aux voyageurs avant le départ et à l’arrivée, avec des centres de consultation dans des sites tels que Heathrow et Gatwick.

La « fiche d’information sur le programme de recherche », consultée par le Sunday Times, indique que la société conserve des données, notamment « des échantillons biologiques… et l’ADN obtenu à partir de ces échantillons ».

Elle indique également qu’elle peut partager des échantillons d’ADN et d’autres informations personnelles avec des « collaborateurs », notamment des universités et des entreprises privées, et qu’elle « peut recevoir une compensation » en retour.

Le commissaire adjoint de l’ICO, Steve Wood, a déclaré que l’organisme examinait « attentivement » les informations recueillies par le journal.

« Il n’y a pas de données personnelles plus sensibles que notre ADN. Les gens doivent être informés de ce qu’il en advient de manière claire, ouverte et honnête, afin qu’ils puissent décider en toute connaissance de cause s’ils veulent y renoncer », a-t-il déclaré au journal.

Cignpost a déclaré qu’elle travaillait en « totale conformité » avec les lois sur la confidentialité des données. Un porte-parole a déclaré : « Nous avons investi de manière significative dans des systèmes et des processus robustes pour nous assurer que nous protégeons nos clients. »

« Comme nous testons nos clients pour une maladie potentiellement grave, la protection de ces données est primordiale pour notre organisation. »

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Source
iNews UK

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