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General Atomics fait voler secrètement un nouveau drone lourdement armé

General Atomics a construit et fait voler le prototype d’un nouveau drone très dangereux, doté d’une puissance de feu nettement supérieure à celle de l’inventaire actuel des aéronefs sans pilote de l’armée américaine, notamment la capacité de lancer 16 missiles Hellfire.

Le système aérien sans pilote – dont l’existence n’a pas été signalée auparavant – a effectué son premier vol cet été sur le terrain d’essai Desert Horizon de la société, dans le Désert des Mojaves (Californie, USA), ont déclaré à Breaking Defense deux sources ayant connaissance du programme.

Le porte-parole de General Atomics, C. Mark Brinkley, a refusé de commenter cette histoire.

Le nouveau drone, qui a été financé par des fonds d’investissement propres, présente des améliorations clés destinées à le rendre plus apte à opérer dans des conditions austères. Il faut moins de 800 pieds (244 mètres) pour faire décoller ou atterrir l’appareil, ce qui permet de le lancer et de le récupérer à partir d’aérodromes accidentés, de chemins de terre, de lits de rivière asséchés, voire même à bord de navires, a indiqué une source.

Sa charge utile maximale de 16 missiles Hellfire est le double de celle du MQ-1C Grey Eagle, et quatre fois plus importante que celle du MQ-9 Reaper.

La conception du nouveau drone s’inspire fortement de la version à rayon d’action étendu du MQ-1C Gray Eagle, selon les sources, mais ses ailes sont nettement plus longues. Il est également doté d’une avionique (ensemble des équipements électroniques, électriques et informatiques qui aident au pilotage des aéronefs et des astronefs dans l’espace aérien ou extraplanétaire dont les conditions de pression, température, humidité sont inhabituelles pour les systèmes électriques, électromécaniques et informatiques classiques) et d’autres capacités – comme le décollage et l’atterrissage automatisés – empruntées à d’autres plateformes de General Atomics.

Une source a reconnu que le fait d’armer l’avion d’une charge complète de 16 Hellfires mettra à mal l’endurance de l’appareil, tout en réduisant l’espace, la puissance et le refroidissement pour les capteurs ou d’autres systèmes de mission. Toutefois, l’entreprise estime que ce déficit est compensé par la capacité du drone à décoller plus près d’un conflit et à lancer rapidement certains de ses missiles, ce qui allège l’appareil et prolonge son temps de vol.

« Si vous pouvez décoller de n’importe où et recharger rapidement, cela change votre endurance », a déclaré la source. « Lorsque vous déchargez les munitions, vous prolongez en fait votre temps [sur place] ».

Le nom et la désignation du nouveau drone n’ont pas été divulgués, mais General Atomics a l’intention de présenter des photos et des spécifications du système d’ici la fin de l’année, ont précisé les sources.

General Atomics n’a pas encore entamé de discussions avec l’armée américaine ou des clients internationaux potentiels au sujet du drone. Le système a été conçu en pensant au Future Command de l’armée et au Special Operations Command – en particulier au programme Armed Overwatch du SOCOM (commandements de forces spéciales des forces armées des États-Unis) – et pourrait également convenir au Marine Corps ou à toute autre force expéditionnaire, a précisé la source.

Cependant, il n’est pas certain que l’avion trouve un client intéressé au sein de l’armée américaine, car il n’existe pas de voie directe d’acquisition pour l’avion.

Le SOCOM n’a notamment choisi aucun système sans pilote lorsqu’il a réduit son champ de concurrents potentiels pour Armed Overwatch à trois avions pilotés : le Textron AT-6E Wolverine, le L3Harris AT-802U Sky Warden et le Sierra Nevada Corporation M28/C-145 Wily Coyote, selon Aviation Week. Mais une source a déclaré que General Atomics pense que le SOCOM pourrait réévaluer sa liste de prétendants après avoir vu les capacités du nouvel UAS.

Entre-temps, il n’existe aucun programme de l’armée pour un successeur plus expéditionnaire du MQ-1C Gray Eagle, bien que General Atomics espère que le nouveau drone sera en mesure de répondre aux exigences émergentes de l’armée.

La société a également adapté le nouveau drone pour combler les lacunes en matière de capacités de clients internationaux potentiels tels que la marine italienne pour les opérations à bord des navires, a indiqué la source. Il pourrait également convenir à des pays comme l’Indonésie et les Philippines qui opèrent sur des îles dépourvues d’aérodromes développés ou de pistes pavées.

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Source
Breaking Defense

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