Santé et Environnement

97,8% des adolescents et des jeunes adultes atteints de myocardite ont reçu une injection ARNm Covid-19

Myocardite cliniquement suspectée liée temporairement à la vaccination par le COVID-19 chez les adolescents et les jeunes adultes.

Résumé de l’étude de The American Heart Association Journal publiée le 06/12/2021

Contexte : La compréhension de l’évolution clinique et des résultats à court terme de la myocardite suspectée après la vaccination par le COVID-19 a d’importantes implications de santé publique dans la décision de vacciner les jeunes.

Méthodes : Nous avons recueilli rétrospectivement des données sur les patients âgés de moins de 21 ans se présentant avant le 7/4/2021 avec une myocardite suspectée dans les 30 jours suivant la vaccination par COVID-19. Les critères de Lake Louise ont été utilisés pour les résultats de l’imagerie par résonance magnétique cardiaque (IRMc). Les cas de myocardite ont été classés comme confirmés ou probables selon les définitions des Centers for Disease Control and Prevention.

Résultats : Nous rapportons le cas de 139 adolescents et jeunes adultes présentant 140 épisodes de myocardite suspectée (49 confirmés, 91 probables) dans 26 centres. La plupart des patients étaient de sexe masculin (N=126, 90,6 %) et de race blanche (N=92, 66,2 %) ; 29 (20,9 %) étaient d’origine hispanique ; et l’âge médian était de 15,8 ans (intervalle 12,1-20,3, IQR 14,5-17,0). Une myocardite présumée est survenue chez 136 patients (97,8 %) après le vaccin ARNm, et 131 (94,2 %) après le vaccin Pfizer-BioNTech ; 128 (91,4 %) sont survenus après la 2e dose. Les symptômes ont débuté en moyenne 2 jours (intervalle 0-22, IQR 1-3) après la vaccination. Le symptôme le plus fréquent était la douleur thoracique (99,3 %). Les patients ont été traités par des anti-inflammatoires non stéroïdiens (81,3 %), des immunoglobulines intraveineuses (21,6 %), des glucocorticoïdes (21,6 %), de la colchicine (7,9 %) ou aucun traitement anti-inflammatoire (8,6 %). Vingt-six patients (18,7 %) ont été placés en unité de soins intensifs, deux ont été traités par un soutien inotrope/vasoactif, et aucun n’a nécessité une ECMO ou n’est décédé. La durée médiane du séjour à l’hôpital était de 2 jours (intervalle 0-10, IQR 2-3). Tous les patients présentaient un taux élevé de troponine I (N=111, 8,12 ng/ml, IQR 3,50-15,90) ou T (N=28, 0,61 ng/ml, IQR 0,25-1,30) ; 69,8 % avaient des électrocardiogrammes anormaux et/ou des arythmies (7 avec une tachycardie ventriculaire non soutenue) ; et 18,7 % avaient une fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) <55 % à l’échocardiographie. Sur les 97 patients qui ont subi une IRMc à 5 jours médians (intervalle 0-88, IQR 3-17) de l’apparition des symptômes, 75 (77,3 %) avaient des résultats anormaux : 74 (76,3 %) présentaient un rehaussement tardif au gadolinium, 54 (55,7 %) un œdème myocardique et 49 (50,5 %) répondaient aux critères de Lake Louise. Parmi les 26 patients ayant une FEVG <55% à l’échocardiogramme, tous ceux qui ont été suivis ont vu leur fonction normalisée (N=25).

Conclusions : la plupart des cas de myocardite présumée due au vaccin COVID-19 survenant chez des personnes de moins de 21 ans ont une évolution clinique légère avec une résolution rapide des symptômes. Les résultats anormaux de l’IRMc étaient fréquents. Les études futures devraient évaluer les facteurs de risque, les mécanismes et les résultats à long terme.

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Source
AHA Journal

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