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Le transhumanisme, vaccin mortel de l’humanisme

Bonjour,

Nous parlons aujourd’hui de la rupture de la politique de Macron avec l’économie classique qui entraîne, comme je l’ai dit dans les précédents articles, une grave crise de confiance envers les institutions politiques.

La politique de Macron est cohérente avec elle-même au détriment des électeurs dans le sens où son programme initial a largement été bafoué.

« La France accueillera à Paris, les 10 et 11 mars, un sommet des 27 chefs d’État et de gouvernement européens autour de la redéfinition d’un modèle de croissance, a annoncé le président français. » selon Public Sénat.

Continuons avec le détail de son programme :

« – La capacité à produire au lendemain de la crise du covid-19,

– Concilier développement économique et ambitions climatiques,

– Faire de l’Europe une puissance numérique,

– Proposer aux travailleurs des emplois de qualité, mieux rémunérés. »

Ces 4 phrases permettent de comprendre que Macron a bel et bien tordu le cou à l’économie classique telle qu’elle existe depuis le 18e siècle.

Et enfin :

« Nous nous sommes fixé un cadre ambitieux (la neutralité carbone en 2050 et une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, ndlr). Cela ne suppose pas de produire moins et de consommer moins, mais d’innover », a insisté Emmanuel Macron qui souhaite donner la priorité aux investissements « dans le numérique et l’écologique ».

Les acteurs économiques traditionnels vont prochainement être pénalisés par l’imposition du « pass vaccinal » qui, s’il ennuie et fracture la société française, contribue à la baisse de consommation et à de lourdes pertes financières pour les secteurs impactés : restauration, loisirs (cinémas, parc d’attractions, etc.), culture (musées, etc.), transports (trains interrégionaux, avions, etc.). Lisez mes articles précédents pour en savoir davantage à ce propos.

Ce projet est en pleine cohérence avec le développement du numérique et de l’écologie. L’excuse écologique contribue à la mise à mort des secteurs de loisirs et des transports au profit de la numérisation à outrance (métavers, passeport numérique, biométrie, robotique, intelligence artificielle, internet des objets, ville connectée, etc.)

Étudions point par point les conséquences de la politique macroniste sur notre avenir :

« La capacité à produire au lendemain de la crise du covid-19 »

La crise du covid-19 a entraîné une rupture avec l’économie traditionnelle. Par conséquent, il existe une volonté de créer des entreprises innovantes qui soient en mesure de produire différemment. Cette production n’est donc pas issue des secteurs primaires, secondaires ou tertiaires.

« Concilier développement économique et ambitions climatiques »

L’économie numérique est privilégiée au détriment de l’économie traditionnelle, et ce, au nom de l’écologie, terme qui est sous-entendu dans les « ambitions climatiques ». La réduction carbone entraîne inéluctablement la fin des industries polluantes, entreprises normalement issues des secteurs primaires et secondaires.

« Faire de l’Europe une puissance numérique »

Cette phrase annonce le début de la quatrième révolution industrielle, c’est-à-dire, la promotion des technologies tous azimuts avec, comme fil conducteur, la théorie transhumaniste. La numérisation est l’antonyme de la tradition. Par conséquent, les loisirs et les transports sont voués à disparaître pour créer une civilisation utopique – et plus particulièrement dystopique − basée sur l’obéissance aveugle et le culte de l’austérité. Cependant, cela sous-entend également une libération complète des mœurs et de la sexualité à l’aide de la promotion « des pains et des jeux » effectuée par les services de streaming. La moralité est intimement liée à l’économie traditionnelle. Par conséquent, la disparition de l’une entraîne également celle de l’autre.

« Proposer aux travailleurs des emplois de qualité, mieux rémunérés »

Ce thème annonce la formation des travailleurs à l’informatique et aux nouvelles technologies. Cependant nous ne sommes pas tous égaux devant le travail intellectuel. Beaucoup d’individus ont besoin de travailler la matière et de ressentir le contact. L’économie traditionnelle est d’ailleurs neutre à l’égard de la nature des activités humaines. La numérisation entraîne une partie de la population à se rapprocher de la terre par un mécanisme naturel de répulsion vis-à-vis de la nouveauté. Dans un proche futur, les personnes qui ne sont pas capables de s’intéresser au numérique deviendront des « inutiles » comme le répètent inlassablement le président et ses affidés, tel que le chantre français du transhumanisme Laurent A. La favorisation du développement du numérique implique l’instauration d’un « revenu universel ». Cependant, les malthusiens et les transhumanistes réfutent les théories socialisantes selon lesquelles il est nécessaire de distribuer de l’argent aux pauvres. Par conséquent, les GAFAM ne semblent pas d’accord avec le fait de distribuer gratuitement de l’argent à des milliards d’individus. Par contre, comme le « revenu universel » est une promesse, celle-ci sera tenue mais selon certaines conditions. Par exemple, la création de plusieurs crises artificielles pourraient permettre, à plus ou moins court terme, la réduction de la population pour minimiser la perte financière provoquée par le versement mensuel d’un « revenu universel » à chaque individu.

Conclusion

La disparition de l’économie traditionnelle entraînerait la chute complète de l’héritage culturel romain et de la philosophie qui ont survécu malgré la révolution française, l’empire Bonapartiste et les deux guerres mondiales. L’économie traditionnelle est impartiale et intimement liée à la raison conformément à l’état d’esprit du siècle des Lumières. Or, la raison permet de comprendre les mécanismes qui régissent la civilisation : « je pense donc je suis » comme disait Descartes. En ôtant la raison aux individus, on leur enlève également le jugement. Or, les groupes dénués de capacités cognitives sont comparables à des cheptels puisque les animaux ne possèdent pas la raison. Ces propos ne doivent pas choquer les défenseurs des animaux, en effet, nous devons avoir un grand respect pour l’ensemble des mammifères. Les animaux possèdent l’intelligence naturelle du cœur, ce qui leur permet de donner plus d’amour que les êtres humains.

Suite à l’apparition de la quatrième révolution industrielle, l’humanité est en train de se fracturer en deux clans. D’un côté, il y a ceux qui acceptent passivement le monde qui est en train d’émerger, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens de comprendre ce qui advient, soit parce qu’ils sont passifs, complices, collaborateurs ou carrément zélés. Ce groupe accepte implicitement, dès lors, les règles transhumanistes en se pliant à toutes les modifications du génome humain et à la fusion avec les machines en croyant devenir immortel. L’immortalité est un concept discutable puisque la mort est moins entraînée par la dégénérescence des cellules que par les accidents (chute mortelle, suicide, homicide, maladie, etc.).

De l’autre, se trouvent ceux qui souhaitent rester pleinement humains en conservant leur intégrité physique et mentale. Ceux-ci vont tendre à l’émancipation en essayant de créer une civilisation parallèle, si les crises créées artificiellement ne réduisent pas la population dans sa globalité. Ce groupe est composé d’individus très différents les uns des autres. Par exemple, on peut y trouver des croyants, des philosophes, des nationalistes, des bonapartistes, des socialistes, des communistes, des anarchistes, des écologistes, des libertaires, etc. Ces groupes composés de personnes hétéroclites devront apprendre à concilier leurs croyances pour survivre. C’est là une grande difficulté, car il est nécessaire d’estomper l’individualisme pour faire émerger un esprit de clan.

Nous pouvons considérer que l’individualisme (micro-système) est en train de disparaître au profit d’un esprit de groupe (macro-système). Keynes est un précurseur dans le sens où il a réformé l’économie traditionnelle en lui apportant une vision macro-économique basée sur les mécanismes complexes du capitalisme. Nous nous dirigeons, quoi qu’il en soit vers une disparition du confort matériel au profit de l’apparition d’un communisme social, philosophique et apolitique. La pauvreté matérielle d’un grand nombre d’individus marginalisés peut engendrer le retour de la religion.

Comme le dit Keynes dans ses « perspectives économiques pour nos petits enfants » (1930) :

« Mais ce seront les peuples capables de préserver l’art de vivre et de le cultiver de manière plus intense, capables aussi de ne pas se vendre pour assurer leur subsistance, qui seront en mesure de jouir de l’abondance le jour où elle sera là.

Toutefois il n’est point de pays ni de nation qui puisse, je pense, voir venir l’âge de l’abondance et de l’oisiveté sans craindre. Car nous avons été entraînés pendant trop longtemps à faire effort et non à jouir. Pour l’individu moyen, dépourvu de talents particuliers, c’est un redoutable problème que d’arriver à s’occuper, plus redoutable encore lorsque n’existent plus de racines plongeant dans le sol ou les coutumes ou les conventions chéries d’une société traditionnelle. A en juger par le comportement et les exploits des classes riches aujourd’hui dans n’importe quelle région du monde, la perspective de ce qui nous attend est très déprimante. Car les gens appartenant à ces classes sociales sont en quelque sorte notre avant-garde, les éclaireurs qui explorent à l’intention de nous tous la terre promise et y plantent leur tente.

Or, il me semble que la plupart de ces gens qui ont un revenu indépendant mais ni liens, ni obligations, ni solidarité avec leur prochain, ont échoué lamentablement devant le problème qui leur était posé. J’ai la certitude qu’avec un peu plus d’expérience nous emploierons tout autrement que les riches d’aujourd’hui cette munificence de la nature qui vient d’être découverte, et que nous nous tracerons un plan de vie tout différent du leur.

Pendant longtemps encore le vieil Adam sera toujours si fort en nous que chaque personne aura besoin d’effectuer un certain travail afin de lui donner satisfaction. »

Nous sommes, à ce jour, au début de l’émergence de la quatrième révolution industrielle qui est un changement de paradigme complet. Les enjeux ne sont plus économiques ou financiers, ils consistent à préserver l’intégrité du génome humain et de sa descendance. En effet, les enfants sont conditionnés depuis 2020 à devenir, d’ici une génération, des adultes dociles à leur enfermement au sein d’un monde numérique. Si nous n’agissons pas dès aujourd’hui, cette nouvelle génération, dont nos enfants font partie, n’aura pas la capacité de se défendre puisqu’elle n’aura jamais connu le monde d’avant. Le transhumanisme est le vaccin mortel de l’humanisme.

Stéphane Gihemka

Le 7 janvier 2022

Fichier PDF : https://gihemka.files.wordpress.com/2022/01/le_transhumanisme_est_le_vaccin_mortel_de_l_humanisme.pdf

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