ÉconomiePsychologie

Les civils meurent au front de la guerre des mots

Bonjour,

Nous parlons aujourd’hui des morts entraînés par la guerre des mots en nous basant sur plusieurs extraits de John Maynard Keynes dans son texte prophétique « perspectives économiques pour nos petits-enfants » (1930). Les mots important sont surlignés dans le texte  :

« Il y aura des changements dans d’autres domaines également qu’il nous faudra nous attendre à voir venir. Quand l’accumulation de la richesse ne sera plus d’une grande importance sociale, de profondes modifications se produiront dans notre système de moralité. »

« Nous pourrons nous permettre de juger la motivation pécuniaire à sa vraie valeur. L’amour de l’argent comme objet de possession, qu’il faut distinguer de l’amour de l’argent comme moyen de se procurer les plaisirs et les réalités de la vie, sera reconnu pour ce qu’il est : un état morbide plutôt répugnant, l’une de ces inclinations à demi criminelles et à demi pathologiques dont on confie le soin en frissonnant aux spécialistes des maladies mentales. »

« Bien entendu, il y aura encore bien des gens, dotés d’une « intentionalité » puissante et inassouvie, qui poursuivront aveuglément la richesse, à moins qu’ils ne sachent trouver un succédané acceptable. Mais tous les autres d’entre nous cesseront d’être obligés de les applaudir et de les encourager. »

« L’homme plein d’ « intentionalité », celui qui est occupé à viser des buts, est toujours en train de chercher à procurer à ses actes une immortalité illusoire et factice en projetant dans l’avenir l’intérêt qu’il peut leur porter. »

« Je nous vois donc libres de revenir à certains des principes les plus assurés et les moins ambigus de la religion et de la vertu traditionnelle : que l’avarice est un vice, que c’est un méfait que d’extorquer des bénéfices usuraires, que l’amour de l’argent est exécrable, et qu’ils marchent le plus sûrement dans les sentiers de la vertu et de la sagesse, ceux qui se soucient le moins du lendemain. Une fois de plus nous en reviendrons à estimer les fins plus que les moyens, et à préférer le bon à l’utile. »

« Mais attention ! Les temps ne sont pas encore venus. Pendant au moins un siècle de plus, il nous faudra faire croire à tout un chacun et à nous-mêmes que la loyauté est infâme et que l’infamie est loyale, car l’infamie est utile et la loyauté ne l’est point. Avarice, Usure et Prudence devront rester nos divinités pour un petit moment encore. Car elles seules sont capables de nous faire sortir du tunnel de la nécessité économique pour nous mener à la lumière du jour. »

« La vitesse à laquelle nous pourrons atteindre notre destination de félicité économique dépendra de quatre facteurs : notre capacité à contrôler le chiffre de la population, notre volonté d’éviter les guerres et les discordes civilesnotre consentement à nous en remettre à la science pour diriger toutes les affaires qui sont proprement du ressort de la science, et le taux d’accumulation tel que le fixera la marge entre notre production et notre consommation. Le dernier de ces facteurs prendra bien soin de lui-même, une fois l’accord réalisé sur les trois premiers. »

Les gouvernements du monde ont lancé la guerre des mots au début de l’année 2020. J’attendais cette année cruciale avec une certaine appréhension puisqu’ils évoquaient sans cesse cette date comme une année de chamboulement. La décennie 2020-2030 est donc une étape cruciale pour eux. Ils considèrent que cette époque leur permettra de s’émanciper totalement du passé. Pour le comprendre j’utiliserai les propres mots de Keynes : « la loyauté est infâme et l’infamie est loyale ». Ils favorisent la dénatalité par le « contrôle du chiffre de la population », évitent « les guerres » et confient les affaires civiles à cette « science » inversée dont « l’infamie est loyale ».

Alors que se passe-t-il ? Vous avez déjà certainement lu les articles précédents, si ce n’est pas le cas, je vous invite à le faire pour posséder les informations nécessaires à une bonne compréhension du phénomène.

La « guerre des mots » succède à la guerre physique selon la prophétie de Keynes. Cette guerre des mots est composée d’infamie puisque les valeurs sont renversées. Ce renversement volontaire provoque les événements douloureux chargés de donner naissance à un « nouveau monde ». Nous sommes aujourd’hui dans une civilisation capitaliste. Les gouvernements souhaitent donner naissance au capitalisme rouge qui est un communisme technologique comme je l’ai déjà dit.

Cette nouvelle doctrine est chargée de provoquer un désintérêt pour l’accumulation de richesses auprès de la population et non pas auprès de la caste des riches. En effet, cette caste considère qu’elle seule est légitime pour accumuler les capitaux et diriger la future civilisation. Or, l’économie capitaliste explique depuis le 18e siècle que c’est le versement des salaires qui permet aux entreprises de produire puisque les salariés peuvent consommer la production. Comme l’explique Keynes dans ses travaux, c’est la « demande effective » qui favorise la relance économique. Si la « demande effective » n’est plus une considération pour les entreprises, dès lors, c’est l’économie qui s’écroule. Nous nous situons au début de cette époque.

La décroissance écologique prônée par les néo-dirigeants du capitalisme rouge provoquera le désamour de l’argent auprès des couches populaires et c’est là l’un de leurs buts. La caste des riches poursuivra « aveuglément la richesse » à cause d’un orgueil qui les incite à « procurer à leurs actes une immortalité illusoire ». Ils considèrent que leurs droits sont supérieurs à leurs devoirs tandis qu’ils imposeront une supériorité des devoirs aux citoyens du capitalisme rouge. C’est la notion de « crédit social » à la chinoise.

Klaus Schwab annonce qu’en 2030 « vous ne posséderez rien et vous serez heureux ». La « propriété privée » sera abolie pour les masses populaires. Quant à elles, les multinationales, détentrices de l’ensemble des richesses, imposeront la « location » pour engendrer de grands profits, tandis que le « troc » sera la règle imposée entre les citoyens du « nouveau monde ».

La natalité sera fortement contrôlée et la procréation naturelle déconseillée ou interdite. Les générations futures pourraient être stériles ou engendrer des monstres à cause du passé des « injections » « incontrôlées » qui ont eu lieu au début des années 2020. De ce fait, la « culture de fœtus » dans des laboratoires serait favorisée.

La guerre dans laquelle nous nous trouvons est avant tout psychologique. Elle permet d’amorcer la naissance du capitalisme rouge en provoquant notamment plusieurs crises :

  • La destruction de l’économie classique (visibilité immédiate)
  • La défiance populaire envers les gouvernements (visibilité immédiate)
  • L’apparition de guerres dont la responsabilité sera imputée aux populations civiles (visibilité future)
  • L’accroissement de la répression des gouvernements (visibilité future)
  • La promotion du numérique pour contrôler la population (visibilité future)
  • Une recrudescence de mortalité (visibilité future)
  • Une dénatalité provoquée artificiellement (visibilité future)
  • L’apparition d’anomalies congénitales graves en cas de procréation naturelle (visibilité future)

La guerre qui nous est menée est atroce. La masse populaire n’en a aucune conscience et c’est là la force des gouvernements. Le manque d’instruction et la méconnaissance des mécanismes économiques engendrent l’aveuglement d’une grande partie de l’humanité. L’intelligence orgueilleuse des gouvernances de l’ombre est redoutable pour le citoyen bercé par l’insouciance des années 2000. La cruauté utilise la naïveté comme levier militaire, c’est ce que confirme Keynes avec les mots « l’infamie est utile et la loyauté ne l’est point ». L’arme lourde de la guerre des mots est le mensonge, son arme de poing est l’injection forcée.

Nous ne sommes pas maîtres du futur. Le capitalisme qui est gouverné par l’économie classique permet d’entretenir le système. Son écroulement engendrera inéluctablement une dépopulation. Cependant, lorsque le château de sable s’écroule, les politiques et les milliardaires tombent du haut de leur pyramide. La peur, cet opium du peuple, engendre à plus ou moins long terme la colère, la colère engendre la destruction et la mort est aveugle. Ceux qui se croient invulnérables devraient considérer l’histoire de la Révolution française et se rappeler que sous la Terreur les meneurs se sont fait guillotiner.

En cette année 2022, des civils meurent au front de la guerre des mots.

Stéphane Gihemka

Le 8 janvier 2022

Fichier PDF : https://gihemka.files.wordpress.com/2022/01/les_civils_meurent_au_front_de_la_guerre_des_mots.pdf

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